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01/11/2014
Je ne sais si le Ministre Araiji se
referait aux oppressions financières suivantes quand il parla hier de « dénoncer
les oppresseur s», mais, selon mon entendement, il n’y a pas de plus vile
oppression que celle qui accable tout un peuple au profit d’une infime minorité
de sa composante.
120% DU BUDGET NATIONAL LIBANAIS SONT
SOUSTRES A LA BASE, CHAQUE ANNEE, POUR SERVIR LES INTERETS DE QUELQUES 1500
FAMILLES
En définitive, il n’est pas exagéré d’affirmer que quelques mille cinq cent
familles de toutes les confessions, car,
même et surtout dans ce domaine, il faut respecter l’équilibre confessionnel, « contrôlent »
le Liban et son budget. J’irais même jusqu'à affirmer que 120% de ce budget sont
soustraits a la base pour servir les intérêts personnels de ces 1500 familles.
En effet, le budget des recettes
effectives de 2013 était de 13,395 milliards de Livres Libanaises, soit $8,92 milliards de dollars. J’estime que près de
120 pour cent de ce montant, soit $10.7 milliards de dollars ont été soustraits
A LA BASE pour servir, en grande partie,
les intérêts de ces 1500 familles, reparties sur quatre cartels principaux. En
voici la démonstration.
·
Le cartel local du pétrole et du fuel : $2.00 milliards de dollars par
an : A titre d’exemples permettez moi de citer les deux milliards de
dollars de « pertes obscures » a l’EDL, que le Ministre Bassil
voulait a l’origine éliminer en exécutant son plan de l’Energie de 2009. Ces
reformes n’ont jamais vu le jour du au fait qu’elles
risquaient de nuire au cartel des négociants en pétrole et en fuel ainsi
qu’aux operateurs de générateurs d’électricité
privée. Tous ces gents-la n’avaient
aucun intérêt a ce que des reformes sérieuses et un système de gouvernance
transparente supervisée par les citoyens soient introduits. C’est eux qui, en
cachette, ont encourage la perpétuation de mauvaises gestions inexplicables et
injustifiables a l’EDL, une institution pérenne dont les comptes n’ont pas été vérifiés
par des experts-comptables étrangers depuis plus de treize ans. Même le
ministre Bassil a du s’incliner devant cet état de fait scandaleux et, durant
quatre ans et demi, n’a pu rien faire pour le dévoiler et amener la
« reforme et le changement » dans ce ministère dont il fut mis en
charge pour deux mandats consécutifs.
·
Le cartel local et étranger des gros propriétaires
fonciers : $1.7
milliards de dollars par an : Un autre domaine ou fleurit la
corruption, c’est celui de la propriété foncière. Cette corruption profite
surtout aux larges propriétaires fonciers et a lieu a deux occasions
particulières. Celle au cours de la de la législation, a travers une loi
absurde qui autorise l’enregistrement des propriétés a titre
« facultatif » seulement et non obligatoire, et celle au cours de la
formation des « commissions
corrompues » qui évaluent les propriétés parfois jusqu’au au centième de leur valeur, sans
naturellement en publier les résultats, et ce, afin d’empêcher les citoyens de découvrir
le pot aux roses.
·
Les profiteurs en tous domaines et certains
membres de la fonction publique :$2 milliards de dollars par an : en divers détournements
et entorses aux lois existantes qu’il
serait trop long de citer, qui ont fait l’objet, sans résultats apparents, et
pour cause, de nombreuses critiques dans la presse et que l’on pourrait
prudemment évaluer a $2 milliards de
dollars.
·
Le secteur bancaire local : $5.00 milliards de dollars par
an : Ce montant, qui remporte incontestablement la palme dans ce
domaine, représente le cout du « service» de notre dette publique,
elle-même fictivement créée, au profit du secteur bancaire, par l’accumulation
d’intérêts composes qui n’auraient jamais du exister au départ, car ils
auraient pu être facilement évités si ces intérêts avaient été payes au fur et
a mesure de leurs échéances respectives. Ce phénomène explique d’ailleurs
pourquoi aucun dirigeant, depuis 1993 n’a songe, a ce jour, a présenter un programme
logique et mesure de rédemption de cette dette quoique nous ayons, dans ce
pays, un nombre considérable d’économistes et d’experts financiers qualifies et
respectes qui auraient pu conseiller
efficacement les responsables en la matière.
J’attends avec calme et résolution le tollé que va
soulever cet article dans le pays, tout en conservant le mince espoir qu’il
serait en mesure de conduire a la mise en exécution de certaines reformes
essentielles.