Saturday, November 1, 2014

OPPRESSIONS ET DILAPIDATIONS


www.lorientlejour.com/article/893978/rony-araiji-la-parole-et-la-plume-pour-resister-aux-oppressions-et-denoncer-les-oppresseurs.html

01/11/2014

Je ne sais si le Ministre Araiji se referait aux oppressions financières suivantes quand il parla hier de « dénoncer les oppresseur s», mais, selon mon entendement, il n’y a pas de plus vile oppression que celle qui accable tout un peuple au profit d’une infime minorité de sa composante.

120% DU BUDGET NATIONAL LIBANAIS SONT SOUSTRES A LA BASE, CHAQUE ANNEE, POUR SERVIR LES INTERETS DE QUELQUES 1500 FAMILLES


En définitive, il n’est pas exagéré d’affirmer que quelques mille cinq cent familles de toutes les confessions,  car, même et surtout dans ce domaine, il faut respecter l’équilibre confessionnel, « contrôlent » le Liban et son budget. J’irais même jusqu'à affirmer que 120% de ce budget sont soustraits a la base pour servir les intérêts personnels de ces 1500 familles.
 En effet, le budget des recettes effectives de 2013 était de 13,395 milliards de Livres Libanaises, soit  $8,92 milliards de dollars. J’estime que près de 120 pour cent de ce montant, soit $10.7 milliards de dollars ont été soustraits  A LA BASE pour servir, en grande partie, les intérêts de ces 1500 familles, reparties sur quatre cartels principaux. En voici la démonstration.
·         Le cartel local du pétrole et du fuel : $2.00 milliards de dollars par an : A titre d’exemples permettez moi de citer les deux milliards de dollars de « pertes obscures » a l’EDL, que le Ministre Bassil voulait a l’origine éliminer en exécutant son plan de l’Energie de 2009. Ces reformes n’ont jamais vu le jour du au  fait qu’elles  risquaient de nuire au cartel des négociants en pétrole et en fuel ainsi qu’aux  operateurs de générateurs d’électricité privée. Tous ces gents-la  n’avaient aucun intérêt a ce que des reformes sérieuses et un système de gouvernance transparente supervisée par les citoyens soient introduits. C’est eux qui, en cachette, ont encourage la perpétuation de mauvaises gestions inexplicables et injustifiables a l’EDL, une institution pérenne dont les comptes n’ont pas été vérifiés par des experts-comptables étrangers depuis plus de treize ans. Même le ministre Bassil a du s’incliner devant cet état de fait scandaleux et, durant quatre ans et demi, n’a pu rien faire pour le dévoiler et amener la « reforme et le changement » dans ce ministère dont il fut mis en charge pour deux mandats consécutifs.

·         Le cartel local et étranger des gros propriétaires fonciers : $1.7 milliards de dollars par an : Un autre domaine ou fleurit la corruption, c’est celui de la propriété foncière. Cette corruption profite surtout aux larges propriétaires fonciers et a lieu a deux occasions particulières. Celle au cours de la de la législation, a travers une loi absurde qui autorise l’enregistrement des propriétés a titre « facultatif » seulement et non obligatoire, et celle au cours de la formation  des « commissions corrompues » qui évaluent les propriétés parfois jusqu’au  au centième de leur valeur, sans naturellement en publier les résultats, et ce, afin d’empêcher les citoyens de découvrir le pot aux roses.

·         Les profiteurs en tous domaines et certains membres de la fonction publique :$2 milliards de dollars par an : en divers détournements et entorses aux lois  existantes qu’il serait trop long de citer, qui ont fait l’objet, sans résultats apparents, et pour cause, de nombreuses critiques dans la presse et que l’on pourrait prudemment évaluer a   $2 milliards de dollars.

·         Le secteur bancaire local : $5.00 milliards de dollars par an : Ce montant, qui remporte incontestablement la palme dans ce domaine, représente le cout du « service» de notre dette publique, elle-même fictivement créée, au profit du secteur bancaire, par l’accumulation d’intérêts composes qui n’auraient jamais du exister au départ, car ils auraient pu être facilement évités si ces intérêts avaient été payes au fur et a mesure de leurs échéances respectives. Ce phénomène explique d’ailleurs pourquoi aucun dirigeant, depuis 1993 n’a songe, a ce jour, a présenter un programme logique et mesure de rédemption de cette dette quoique nous ayons, dans ce pays, un nombre considérable d’économistes et d’experts financiers qualifies et respectes qui auraient pu  conseiller efficacement les responsables en la matière.


J’attends avec calme et résolution le tollé que va soulever cet article dans le pays, tout en conservant le mince espoir qu’il serait en mesure de conduire a la mise en exécution de certaines reformes essentielles.

No comments:

Post a Comment